Appeler
Guy, né en 1976, a appris le métier de décorateur d'intérieur et a repris l'entreprise familiale créée par son arrière-grand-père en 1916. Il a beaucoup été actif pour la société en règle générale. Longtemps président d'un comptoir régional, il fait partie du Kiwanis-Club du Gros-de-Vaud en Suisse et donne régulièrement de sa personne pour aider son prochain.

Sandrine, née en 1971, sommelière de profession, a rapidement orienté ses activités vers la boulangerie, surtout au niveau gestion et vente. Elle a tenu son commerce durant plus de 13 ans en Suisse à Echallens. Maman de deux jeunes adultes nés en 1995 et 1998.

Ensemble, nous ne nous voyions pas continuer à travailler au même rythme encore 20 ans. Nous ne nous imaginions pas arriver à la retraite en nous disant « zut, déjà ? Le temps a passé si vite et qu'en ai-je fait ? »
Nous voulions prendre le temps de faire les choses. Croiser les gens ne nous suffisait plus, nous voulions leur parler, échanger, être disponibles. Nous rêvions d'une vie de travail, certes, mais riche de rencontres quotidiennes et plus proche de la terre.
Et surtout, nous étions tombés amoureux de cette magnifique ville qu'est L'Isle-sur-la-Sorgue.

En 2017, nous avons commencé nos recherches, d'abord en dilettante, puis plus intensément. Nous sommes « tombés » sur ce Mas à Pâques 2018 et avons eu tous les deux le même coup de cœur. Bien sûr, il fallait envisager de gros travaux pour que notre projet soit réalisable, mais nous avons tenu bon et nous nous sommes accrochés à notre rêve.

Nous avons signé l'achat du Mas le 27 février 2019 et commencé les travaux dans la foulée.
Si la dépendance avec les gîtes n'a que peu été touchée par les travaux, nous avons quasiment tout cassé dans le Mas principal. Il s'agissait de modifier entièrement l'affectation des lieux.
Dans sa dernière version, il y en a eu plusieurs le Mas datant des années 1900, il y avait une chambre d'hôte à l'étage accessible par l'escalier en colimaçon extérieur. Le reste de l'étage était dévolu aux chambres des propriétaires. La salle des petits déjeuners est restée au même endroit, mais il a fallu réorganiser le reste du rez-de-chaussée (env. 75 m2) pour qu'il puisse accueillir notre habitation privée.
La période des travaux a été jalonnée de bonnes et mauvaises surprises. Nous avons dû abattre plus de la moitié du plafond du 1er étage de peur qu'il s'écroule de lui-même. Nous avons également démoli tous les murs non porteurs de l'étage pour redimensionner les pièces. Consolidé le plancher et coulé une chappe pour récupérer les 7 cm de différence au plancher du 1er étage. Tiré et encore tiré des mètres et des mètres de câbles électriques et remplacé la tuyauterie. La bonne surprise ? Un magnifique plafond provençal que nous avons mis à jour dans l'espace entrée-bureau et qui était caché par un faux plafond.
Du Mas de base, il ne restait que les murs extérieurs et le mur central épais de 70 cm.
Ensuite, nous avons reconstruit : Création d'une salle de bains par chambre à l'étage, sans oublier d'en réaliser une pour nous au rez-de-chaussée, ainsi qu'une cuisine que nous avons déplacée.
Du sol au plafond, le Mas a retrouvé une seconde (une troisième ou quatrième, qui sait ?) jeunesse. Ne disposant pas de plans originaux seulement des esquisses au crayon, nous avons repensé les volumes, réaffecté les lieux, fait nôtre cette vieille bâtisse qui nous survivra sans doute.

Bien sûr, nous n'avons pas exécuté ces travaux tous seuls  avec nos petits bras. Nous nous sommes entourés de professionnels de la Région. Des passionnés, qui ont travaillé les week-ends pour finir le chantier dans les temps.
Pendant que les maîtres d'état œuvraient dans le Mas, nous, avons remis en état les extérieurs et les gîtes : Construction d'un abri de jardin à l'espace piscine, réfection du pool house, reconstruction de la terrasse de « La Bergerie » qui tombait en ruine, peinture de tous les meubles en fer forgé y compris les lampadaires, création d'une buanderie nécessaire à notre activité, ainsi que la pose d'une vis par ci, un clou par-là et un peu de barbouille là-bas …..

Notre souhait : Que chacun se sente accueilli comme un membre de la famille. Qu'il ne se pose pas la question de savoir s'il dérange. Que cette visite au Mas Séraphin soit un rayon de soleil à garder précieusement dans un coin de sa tête. Un souvenir à quoi s'accrocher en cas de bourdon ou de grisaille.