Fontaine de Vaucluse

Fontaine de Vaucluse, ou Valis clausa de son nom latin, est bâti autour de la plus grande exsurgence de France en contrebat d’une falaise de 230m de haut.

Elle est classée 5° au rang mondial avec un débit d’eau annuel de 630 millions de mètres cubes. Cela devient tout bonnement spectaculaire en période de crue avec des débits pouvant atteindre 90m³ par seconde et au plus fort 170m³ par seconde

d’azur, à une truite et à un ombre d’argent, nageant l’un sur l’autre

Histoire

  • Préhistoire et antiquité
    Les premières traces humaines remontent au néolithique.Les celto-ligures y vénéraient la coulobre, divinité des eaux tumultueuses. Comme des témoins du temps,des traces de passage des Phocéens de Massilia et des vestiges du premier canal romain utilisant les eaux de la Sorgue sont toujours visibles. Sous l’antiquité romaine, cette fontaine est l’objet d’un culte majeur alors nommé nobilis fons Orgae. De nombres pièces de monnaies antiques, visible au musée Pétrarque, furent retrouvées par des plongeurs spéléologues.
  • Moyen Age
    Au VI° siècle, l’ermite Véran se serait installé et aurait chassé la coulobre, sorte de dragon. Fort de ce miracle, il est devenu ensuite évêque de Cavaillon. Par la suite fut construit le chateau des évêques de cavaillon (XIII° et XIV° siècle).
    A l’écart de l’agitation de cour pontificale à Avignon, Pétrarque s’installe dans le village de Vaucluse en 1337, il rejoint son ami Philippe de Cabassolle, évêque de Cavaillon qui séjourne fréquemment au Château. Il y écrit ses œuvres les plus célèbres, dont ses poèmes à Laure de Noves. Il quitte Vaucluse en 1351 pour l’Italie, juste avant que la vallée ne soit ravagée par des brigands et désertée par ses habitants. Au cours des siècles suivants la renommée de Pétrarque était telle que de nombreuses écrivains et personnalités vinrent depuis le 16ème siècle à Fontaine de Vaucluse rendre hommage à l’illustre poète. Fontaine de Vaucluse fut donc un des premiers sites touristiques de l’histoire.
  • Temps Moderne
    Les eaux de la fontaine actionnent de nombreux moulins qui permettent le développement de l’industrie papetière à partir du 16ème siècle. Vaucluse comme l’Isle sur la Sorgue concentre une activité industrielle. L’électricité aura raison des usines, les dernières papeteries ferment en 1968.

Economie

  • La rivière
    A l’instar de l’isle sur la sorgue, l’économie de Fontaine de Vaucluse a été pendant longtemps assuré par l’exploitation de l’eau et de la rivière. De nombreux moulins et industries papetières en ont tiré profit.
  • Agriculture
    L’activité agricole de la commune se concentre autour de quelques pôles. Elle est incluse dans l’aire d’appellation Ventoux (AOC). Les producteurs n’ont pas de cave indépendante mais portent leurs vendanges à vinifier à la cave La Courtoise de Saint-Didier. Celle-ci fait une cuvée spéciale Vallis Clausa dont la qualité est régulièrement reconnue et récompensée lors des concours de dégustation régionaux ou nationaux.
    La trufficulture tient aussi une place importante. La récolte des truffes se fait entre la fin novembre et le début mars.
  • Tourisme
    Le touriste est le principal apporteur de devise de la commune par le biais des parkings, de la restauration ou de l’hôtellerie (de diverses catégories), gites, auberge de jeunesse, campings, chambres d’hôtes, des commerces de souvenirs et produits provençaux, des centres d’activités.
    Plusieurs centres de canoë-kayak, pêche à la truite, un parcours dans les arbres…
    Important artisanat : confiserie, verre et cristal filés, art du bois, poterie, bijoux, coutellerie, cuir, art du vitrail, papeterie.

Monument historique et patrimoine

  • L’église Notre-Dame et Saint-Véran

    Cette église a été construite par les moines victoriens sur l’emplacement d’un antique sanctuaire dédié à un dieu païen des eaux. Elle comprend une nef à trois travées barlongues donnant sur un transept qui s’ouvrait sur trois absides. Une imposante colonne romaine qui décore la partie sud du chœur et une chapiteau réutilisé sur la colonne opposée restent les témoins du temple antique. Une porte, située sur le côté ouest, mettait l’église en relation avec le cloître attesté au xiiie siècle.

    Dans son état actuel, elle peut être datée du XIIe siècle, mais est, en réalité, la restauration d’un édifice du XI. Cette datation est confirmée par la dédicace qui est gravée sur le montant septentrional droit de l’arc d’ouverture de l’abside : XIII (?). KAL. NOVEMBRIS / DEDICACIO. SCE / MARIÆ.

    À la fin du XII siècle, a été édifiée, entre l’abside et l’absidiole droite, une minuscule chapelle qui abrite un enfeu avec un sarcophage carolingien dit de saint Véran. Lors de sa construction ont été utilisés en réemploi dix fragments de plaques de chancel décorés de pampres, et un autel tabulaire de marbre. Il existe aussi, datables du X siècle, deux oblits conservés au Musée Calvet d’Avignon.

 

  • Les vestiges du château des évêques de Cavaillon (XIII/XIV siècle) perché sur les hauteurs.

    La forteresse aurait été édifiée avant l’an 1000 par les moines de Saint Victor pour protéger le tombeau deSaint-Veran, lieu de pèlerinage important. Un castrum est mentionné dans l’acte de donation de 1034. En 1253, le château est mentionné comme propriété de l’évêque de Cavaillon, seigneur du lieu lequel le tient en fief du comtede Toulouse, l’évêque Philippe de Cabassole ami de Pétrarque faisait de fréquents séjours au château qui dominela Fontaine et le Village. Le château devient propriété de la famille Sagnet, Seigneurs de Vaucluse au XVe siècle et sera détruit au XVIe siècle par les soldats du Baron des Adrets.Le Château actuel remonte au début du XIIIe siècle : c’est un rectangle de 49 sur 22 mètres. Une tour arrondie enconforte l’angle nord-ouest. Le mur, précédé d’un large fossé sec, est percé d’archères. L’entrée était protégée parune barbacane. Un inventaire dressé en 1414, dit qu’il possédait chapelle, donjon, salles d’armes, salle de gardeset citerne…

    L’ascension est un peu difficile mais le panorama en vaut vraiment le coup

 

  • Deux habitats troglodytes

    Le premier a été édifié aux Baumes Rouges. Il a utilisé trois énormes blocs d’éboulis et il est fermé par un mur en pierres sèches en façade. À l’intérieur, il comprend un lit et une cheminée rupestres.

    Le second, situé sur la rive droite de la Sorgue, est dénommé Bastide de la Baume. Il a été qualifié d’habitation troglodyte bourgeoise sinon aristocratique. Construit sous un gigantesque abri sous roche, ce bâtiment développe 100 mètres de façade des dépendances agricoles à la maison de maître avec fronton à balustrade.

 

  • Musée-Bibliothèque François Pétrarque

    Le Musée-Bibliothèque François Pétrarque, propriété du Département, est consacré au poète médiéval mais aussi à l’Humanisme renaissant et à l’italianité. Il propose des activités culturelles et artistiques relatives à la Fontaine de Vaucluse, lieu d’inspiration de poètes tels que François Pétrarque (1304 – 1374) ou René Char (1907 – 1988).

    Vous y découvrirez des dessins, des estampes, des fonds d’éditions sur les œuvres du poète François Pétrarque mais aussi une riche collection d’art moderne.

    Vous pourrez ainsi admirer des œuvres de Georges Braque, Alberto Giacometti, Joan Mirò, Zao-Wou-Ki, Pablo Picasso, Wilfredo Lam, Joseph Sima etc.

 

  • Musée de l’appel de la Liberté

    une première partie est consacrée à la vie quotidienne sous l’occupation ; la seconde aborde le thème de la résistance dans le Vaucluse, retracée par acteurs et témoins de cette épopée, tandis qu’un support audiovisuel aide à situer ces événements dans le contexte national.