L’Isles sur la Sorgues

L’Isle sur la Sorgue appelée parfois la Venise Comtadine par référence au Comtat Venaissin, prend son nom du mot provençal sorgo signifiant source ou cours d’eau. La Sorgue prend sa source quelques kilomètres en amont à Fontaine de Vaucluse. Elle se divise en aval de L’Isle sur la Sorgue au niveau du partage des eaux. La ville compte aujourd’hui 18000 habitants vivant majoritairement du tourisme , contre 7000 en 1960.

d’or à un feu de gueules, à la champagne ondée d’azur

Histoire

  • Préhistoire.

    Des hommes préhistoriques auraient fréquenté l’abri sous roche de Chinchon. Vivant de la chasse au cerf et au sanglier, ils ne fréquentaient pas le plaine inhospitalière envahie par les eaux, mais vivaient plutôt sur les coteaux, les penchants ou près de Gordes.

  • Antiquité.

    Datant 2000 ans avant notre ère,des traces de populations celtique apparaisse sur le site de Claparouse au sud ouest de Lagnes. Les celtes peuplaient des oppida et vivaient sous des huttes de pierres au toit couverts de sagnes et d’ajoncs.

    En 600 av J.-C., les Celtes se mêlent aux ligures ; les celto-ligures occupent les oppida de Margoye, Le Bosquet ou Souspiron.

    A l’époque Gallo romaine, L’Isle est un vicius, centre commercial, servant vraisemblablement de garde manger pour le castrum, camps fortifié à Vellorgues.

    Vers la fin du VI° siècle, la population se retire de ce site pour échapper aux invasions des Lombards et des Sarrasins et s’installe dans les marécages. Il construisent un petit bourg de pêcheurs constitué de huttes sur pilotis nommé Saint Laurent (Vicus Sancti Laurentii).

  • Moyen Age.

    Dès le XI° siècle, Saint Laurent devient Insula, l’Isle. Dans les siècles suivants, Insula devient le fief des comtes de Provence, puis des comtes du Toulouse et enfin du Saint Siège (1274 lors de la cession du comtat au page Grégoire X).Les différents seigneurs et papes viennent profiter de la fraîcheur de la sorgue pendant l’été. Consulat autonome dès 1200, les habitants bénéficient du privilèges de la pêche, droit exclusif de pêcher de la source jusqu’au Rhône. Le Saint siège fait fortifier la ville et devient le grenier à blé des papes d’Avignon ( la seule trace aujourd’hui est la tour Boutin (place de la liberté)) elle fut ainsi épargné par les guerres de religion. L’isle sur la sorgue est alors extrêmement dévote, en témoignent les riches décorations, statuaires et peintures de Notre Dame des Anges. L’industre textile naît à cette époque . Au fil du temps, la Sorgue est maitrisée et canalisée, l’installation des roues à aube permet l’établissement d’ateliers textiles(lainage, tapis teintures) , de moulins à huile , soie, papier. Cette industrie issu de la rivière constitue le moteur économique de la ville et perdurera jusqu’au XIX°.

  • Temps modernes

    L’isle ne fut pas épargné par les épidémies de peste en 1458,1628,1629,1721.

    La Peste

    Si les habitants furent très protégés et favorisés sur le plan des constitutions politiques, les grandes pestes ont laissé des souvenirs cruels, en particulier celles de 1458 et de 1628-1630. Mais l’épidémie qu ravagea le plus la Provence fut celle de 1720-21-22 qui s’était déclarée à Marseille en août. Un moyen pour prévenir la contagion était alors la formation de cordons sanitaires : il avait été établi une « ligne » de Sisteron au confluent du Rhône et de la Durance. Cette ligne consistait en un mur en pierres sèches. La construction de ce mur occupa pendant plusieurs mois plus de 1000 hommes et coûta fort cher. Enfin, bien que le Comtat sut assez bien se protéger de la peste de 1721, cette ligne n’empêcha pas d’atteindre l’Isle malgré de fortes précautions : les portes de la ville avaient été murées, sauf une avec un piquet de visite.

    Le passage d’Arthur Young en août 1788 – physiocrate anglais

    « Je rentrai dans l’auberge, en dehors de la ville, une bonne auberge, civilisée, pour souper avec les truites et les écrevisses les plus exquises du monde ». Evidemment, ce sont des bêtes d’eau toutes fraîches de la rivière, car les « Pescaïrs Lilen » ne manquent pas alors d’approvisionner chaque jour le marché et les auberges en poissons et crustacés de grande qualité. Il constate que notre plaine est alors riche, bien cultivée, grâce à une bonne irrigation qui conduit l’eau de la sorgue et d’autres canaux dans les terres autour de l’Isle. Les chemins sont bordés d’ormes, ce qui permet aux voituriers de circuler à l’ombre. On cultive alors du blé, du seigle, de l’orge du blé noir ou sarrasin, de la lentille, de l’épeautre, luzerne et trèfles. Les vignobles ne manquent pas autour du bourg comme en témoignent encore les noms de certains quartiers : Vignelongue, la Muscadelle, les Vignères. Les arbres fruitiers – cerisiers, pêchers, pommiers, figuiers, pruniers mais aussi des oliviers – sont cultivés sur les restanques de Lagnes.

  • Révolution Francaise

    La cité et le comtat venaissin est finalement rattaché à la France en 1791 intégrant tout d’abord le département des Bouches du rhone, puis le Vaucluse en 1793 lors de sa création.

    Les « Amis de l’Ordre de la Tranquillité » l’emportent aux élections municipales de 1791 : c’est la victoire du modérantisme. Les l’Islois aspirent au calme et à la reprise de la vie économique.

    En juin 1793, il se prépare une explosion contre-révolutionnaire déclenchée par les Girondins et appuyée par les royalistes. Les Islois s’associent à ce mouvement et adhèrent au fédéralisme (300 habitants se joignent à l’armée départementale pour soutenir le fédéralisme (nom donné en 1792-1793 au dessein qu’on prêtait aux Girondins de former, à partir des départements de la France, autant d’Etats égaux en droits et de les liguer contre Paris pour détruire la prépondérance de la capitale. Mais malgré les troubles qui existaient alors dans l’Ouest et le Midi, il ne paraît pas que ce projet ait eu une quelconque réalité). Les Jacobins et leurs alliés locaux, les Allobroges, réagirent rapidement et un détachement de l’armée conventionnelle prit la ville d’assaut le 23 juillet 1793. La légion des Allobroges du commandant Doppet pilla et incendia la cité. Aucun dégât humain ne fut à déplorer (les fédéralistes et une large part de la population ayant fui avant l’assaut) mais l’incendie provoqua la destruction de la Synagogue, une des plus belles du département (importante carrière de juifs des l’enclave des Papes). On ferma l’église où la municipalité put dès lors se réunir. Après les délibérations de 1792, 1793 et 1794, on réquisitionna les biens ou objets appartenants à l’église : le buste de St Laurent en vermeil, une statue de la Vierge en argent d’une hauteur de 1m, une statue de Ste Anne en argent… De ce fait, pendant la Révolution, beaucoup d’objets (peintures et sculptures) ont été transférés des couvents détruits vers la Collégiale (les offices purent reprendre en 1800). Ces différentes saisies permirent la fonte de 82kg d’argent et une partie des sommes récoltées fut utilisée au creusement d’un canal d’irrigation à partir de la Sorgue.

    En février 1795, une insurrection a lieu et dans un tel contexte d’insécurité qui perdure, le Général Tisson préconise la mise en état de siège de la commune en 1796 : celle-ci est suspendue début mai 1797 et rétablie le 26 mai pour quelques semaines. Vu l’agitation royaliste l’administration départementale ordonne un désarmement général. Mais l’administration municipale ne parvient pas à retirer leurs armes aux royalistes. La commune est donc à nouveau mise en état de siège en 1801. L’instabilité de la municipalité réduit son rôle à sa plus simple expression : prélever les impôts. Les routes ne sont plus entretenues… Quelques marchés sont encore organisés…

    La guerre civile fait place à la vengeance. L’Isle devient un centre de détention. La Révolution marque la fin des privilèges et comme dans beaucoup d’autres régions laissa de la déception.

  • Période contemporaine

    Le XIX° et XX° siècle sont les siècles de l’expansion économique et du développement urbain grâce à l’exploitation intensive de l’eau.

    Dans les années 60, la brocante forge l’identité de la ville lui assurant une renommée internationale en devenant la 3° plateforme européenne du commerce d’antiquité (après Saint-Ouen et Londres). Le commerce d’antiquité, de décorations et les galeries d’art constituent aujourd’hui l’activité économique majeure pour la ville.

Economie

Avec sa proximité du Luberon et du Mont Ventoux, son identité urbaine, le Golf de Saumane et ses multiples activités, l’économie de la ville réside pour une part importante dans le tourisme. Mais c’est surtout et avant tout un centre européen de la brocante et de l’antiquité (2 foires annuelles et tous les dimanches de l’année).
Autrefois, la force de l’eau et les multiples canaux servaient pour des filatures de soie, papeteries, teintureries et moulins… La ville était alors une ville industrielle prospère, plus importante que Cavaillon (contrairement à ce que l’on pourrait croire aujourd’hui). Ces industries vivaient en parfaite harmonie avec les pêcheurs, autre activité majeure de la commune : le contrôle de l’eau entre 2 moulins structurait des bassins dans lesquels la pêche était abondante.
Mais la modernisation a peu à peu eut raison de ces 2 activités. En revanche, les magistrats de la ville ont su conserver et mettre en valeur ses roues comme nulle part ailleurs.
La Venise comtadine en compta jadis jusqu’à 62… Elles sont aujourd’hui une dizaine le long des quais à scander la mesure du temps et à faire le lien entre la modernité et les valeurs ancestrales, synonymes de continuité et porteuses de sagesse.Aujourd’hui, l’économie se constitue sur des coopératives fruitières et agricoles, des conserveries, des industries légères (extraction de gypse) et 2 piscicultures. La qualité du sol et l’abondance d’une eau de qualité ont permis de riches cultures maraîchères et fruitières : culture du melon, oliviers…
La commune produit des vins qui ne sont pas en appellation d’origine contrôlée : ils peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de Pays d’Aigues.

Monument historique et patrimoine

  • ANCIEN GRENIER PUBLIC
    Le sextier, situé dans les combles de la maison commune étant devenue trop exigu, on construisit un nouvel édifice. Esprit Joseph Brun en entreprit la réalisation, sur l’emplacement de l’ancienne chapelle des Pénitents blancs, entre la Collégiale et la maison prévôtale. Il date de 1779 et recevait les marchandises : blé, avoine, seigle, légumes secs ; amandes ou noix…
    Le RDC était affecté aux marchandises venant de l’étranger. On y découvre une très belle salle voûtée avec 5 bombardes en bronze toutes frappées du blason actuel de la ville (dans les 1ers temps, le blason était représenté par 3 truites… Depuis la réunion des habitants de Velorgues et de St Antoine, on leur substitua l’eau de Velorgues et le feu de St Antoine (qui fait référence au fameux mal des ardents ou Feu sacré (maladie de l’ergot de seigle) contre lequel les populations pouvaient trouver l’aide nécessaire auprès des Antonins) auxquels on donna pour support 2 hérons, oiseaux aquatiques. La devise originelle était « Ignis et Aquae » (= le feu et l’eau), tellement symbolisée par la représentation elle-même qu’elle en fut oubliée. En 1887, Paul Moniton, maire, notaire et latiniste aurait imposé « Ardet in Hostem »).
  • LA COLLEGIALE
    A côté de l’Office de Tourisme s’élève Notre Dame des Anges, élevée au rang de collégiale en 1222, elle fut reconstruite de 1647 à 1670, sur les plans de François de La Valfenière. Derrière la façade de style jésuite, la nef vaste et lumineuse abrite un décor baroque d’une extraordinaire richesse (à la Révolution, les œuvres des cinq couvents furent confisquées et allèrent à l’Eglise) datant du XVIIe siècle. C’est le plus grand ensemble baroque de Provence. Au-dessus des chapelles s’étirent des tribunes sous lesquelles figurent des allégories des Vertus sculptées par Jean Péru. Sur le revers de façade, au-dessus du tambour de porte en noyer sculpté, se déploie la scène de l’Assomption de Marie, dans une apothéose d’angelots et de nuages de bois doré sur fond bleu. Les chapelles latérales regorgent d’œuvres d’art de Nicolas Mignard, Pierre Parrocel, Simon Vouet. Dans la première chapelle sud, une toile de Guillaume Grève de 1636 représente une vue cavalière de la ville, reconnaissante d’avoir été délivrée de la peste. Sur l’autel, la statue de Notre-Dame de Sorguette est la patronne des pêcheurs, portée en procession chaque année.
    Il faut également voir dans le chœur l’orgue : dès la Renaissance, au début du XVIe siècle, les exigences du développement liturgique avaient amené la construction d’un petit orgue. Vers 1530, un autre instrument le remplaçait déjà. Puis un nouvel orgue fut mis en place en 1648 par un facteur flamand, Le Royer. Sous l’influence du prévôt Casals furent construits le grand buffet et le buffet postiche qui lui fait face. Après deux siècles d’utilisation, en 1825, on fit appel à l’italien Mentasti, membre d’une illustre famille lombarde d’organiers. Celui-ci changea la composition en lui donnant sa touche italianisante et en ajoutant un dessus de deuxième clavier. L’orgue italien de L’Isle sur la Sorgue venait de prendre sa vraie couleur, avec cette caractéristique provençale que souligne l’abbé Amblard et que seul Mentasti était capable de réaliser. En 1962, puis surtout en 1981-1982, diverses entreprises de restauration visent a réhabiliter ce magnifique instrument. Ce sont alors les facteurs Jean Deloye, de Dôle, et Alain Sals, de Malaucène, qui lui rendirent son harmonie d’origine grâce au travail préalable effectué sur les archives par Michel Deloz.
    Il fut classé orgue historique en 1974.
  • HOTEL PARTICULIER RUE DENFERT-ROCHEREAU
    Au numéro 55, cet hôtel date du XVIIIe siècle. La porte d’entrée est entourée de 2 colonnes et surmontée d’une décoration curieuse faite de trophées antiques. C’est ici que serait descendue Anne d’Autriche lors de son passage à l’Isle sur la Sorgue.
  • HOPITAL
    Place des Frères Brun.
    Au Moyen Age, l’Isle avait plusieurs hôpitaux mais en 1387, une ordonnance de l’Evêque de Cavaillon prescrivit la réunion des 5 hôpitaux existants en un seul. L’hôpital des Frères Mineurs fonctionna jusqu’en 1685 où il fut remplacé à cause de sa vétusté par l’Hôtel Dieu actuel.
    Du temps où l’eau de la Sorgue était parfaitement pure, l’Arquet abreuvait l’hôpital signalé par un portail orné de vasques flamboyantes et de ferronnerie de belle facture. Le bâtiment conçu par J.F Franque et exécuté par les frères Brun se visite pour son escalier à l’impérial, son jardin et sa fontaine monumentale de 1768. C’est un lieu d’Histoire : le portail en fer forgé de 1762, la pharmacie de 1763 avec ses boiseries, la collection de vases de Moustier et son énorme mortier de bronze, ainsi que la chapelle.
  • RUE DES ROUES
    C’est la rue Jean Théophile qui comptait 17 industries : soie, laine, tissage, garance… Lorsque le bâtiment se présente perpendiculairement à la rue, il s’agit d’une ancienne usine et sur le mur que longe le canal de l’Arquet, on peut voir les traces d’une ancienne roue si celle-ci n’est plus présente aujourd’hui…
  • CHAPELLE DES PENITENTS BLANCS
    Œuvre de Jean-Ange Brun, dit Brun cadet, en 1742. Séparée de la Collégiale par le grenier public.
    Autrefois, couvents et chapelles pullulaient, enchâssés dans le lacis complexe des rues tracé au Moyen Age. La plupart sont maintenant des habitations particulières.
  • COUVENT DES URSULINES
    Juste en face, à l’angle de la rue Denfert-Rochereau, se trouvait le + ancien couvent des ursulines de France (XVIe siècle, un des 1ers implantés en France), fondé par un l’Islois, M. de Romillon. L’entrée de ce couvent se trouve dans la rue Danton, au n°16 : l’encadrement de la porte est dû à Brun Cadet.
  • HOTEL DE VILLE
    Rue Carnot. Sous l’Ancien Régime, les Consuls de la communauté de l’Isle se réunissaient dans une maison commune dont nous savons peu de choses. Pendant la Révolution, les assemblées se tenaient dans l’Eglise et les chapelles de la ville. Les 1ères élections municipales ont nécessité la création d’un véritable hôtel de ville.
    – Les travaux de restauration durèrent toute la 1ère moitié du XIXe siècle : décors à palmettes, cheminées et plafond de la grande salle du Conseil Municipal sont dans le goût du début du XIXe siècle.
    – 2ème campagne de travaux en 1837 : escaliers, rampe et vestibule d’entrée. Vitraux de F de Fayard (dans la cage d’escaliers) et plans de la fontaine de Staël.
  • LA TOUR D’ARGENT
    Appelée aussi la Tour Bourtin ou la Maison Brancas (ancienne belle demeure des De Brancas). Elle date du IXe siècle (XIIe s. XIIIe s.?) : c’est ainsi le + vieux témoin de l’Isle. Son nom vient du fait que les riches l’Islois enfermaient leur argent et leurs biens lors de conflits dans cette tour fortifiée aux murs de + de 2m d’épaisseur Il y avait plusieurs tours de ce type au Moyen Age (voir le tableau de la chapelle des pêcheurs dans l’Eglise), sur le modèle italien, mais c’est la seule à être entièrement conservée.
    Vers 1230, le Comte de Toulouse aurait choisi l’Isle comme résidence pour essayer d’amorcer sa reconquête sur les Etats qu’il était en train de perdre à l’époque de la fameuse croisade des Albigeois.
    Cette tour avait une double fonction : un rôle défensif évident, protégeant le passage de l’Arquet et une représentation dans le paysage urbain du symbole du pouvoir en place, qu’il soit consulaire ou comtal.En 2010, la ville s’avère être en manque d’espaces culturels : un programme vient d’être établi sur plusieurs années afin de créer une salle de spectacle à l’horizon de 2013. Le projet – un espace culturel à l’offre variée, salle de spectacle, salle de cinéma, espace d’expositions – verra le jour dans la Tour d’argent, lieu qui cumule plusieurs avantages dont notamment sa formidable localisation permettant une réelle redynamisation du centre. Un comité consultatif a été mis en place : il est composé d’acteurs de la vie culturelle, associative et de sauvegarde du patrimoine ainsi que des techniciens et des élus. Un cahier des charges est rédigé 1er semestre 2010 pour le pilotage par un maître d’œuvre.La Tour d’argent n’est pas protégée au titre des Monuments Historiques. Aucune procédure de classement ou d’inscription n’a été demandée ces 100 dernières années par les autorités municipales. Mais c’est un site qui est englobé dans le périmètre de la zone de protection de patrimoine architectural urbain paysagé (Z.P.P.A.U.P). En cela, il fait l’objet de prescriptions bien spécifiques qui interdisent la démolition ou qui règlementent quoi qu’il en soit les transformations à venir sur cet îlot.
    Par ailleurs, il est situé dans le périmètre immédiat d’un monument historique qui est la Collégiale Notre-Dame des Anges.
    Avec l’ensemble de l’îlot de la Tour d’argent, il y a là un ensemble de constructions seigneuriales, résidentielles de très grande qualité, qui est quelquefois masqué par des adjonctions postérieures mais qui a l’intérêt d’être presque intégralement conservé en dépit de ces modifications.
  • HOTEL DE PALERME
    A partir de la place Rose Goudard, on longe la Sorgue de l’Arquet d’où l’on peut admirer l’hôtel de Palerme ou hôtel Ribière, construit d’après les plans de l’architecte l’Islois Esprit Joseph Brun ( Brun Cadet en 1735). Le jardin, orné de statues, de cet hôtelest donc séparé de la place par le bras de la Sorgue. Cet édifice possède une belle rampe en fer forgé du XVIIe siècle.
  • HOTEL DONADEI
    Un autre membre de la talentueuse famille l’Isloise de Brun construisit l’hôtel Donadeï de Campredon, transformé en musée. Belle fontaine dans la cour intérieure.
    Belle demeure du XVIIIe siècle en partie protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1979.
    Edifié en 1746 (ou entre 1773 et 1775), le long de l’actuel Quai Frédéric Mistral, pour Charles Joseph de Campredon, (marquis et héritier d’une vieille famille de propriétaires terriens dont les origines remontent au XIVe siècle) par un architecte local, Esprit Joseph Brun (nombreuses réalisations à l’Isle, Aix et Marseille dont le château Borély). L’hôtel présente une façade sur la rue et une autre sur la cour intérieure, prolongée d’un jardin avec une belle fontaine. En forme de L, sur 3 niveaux.
    Vendu en 1865 par le Marquis de l’Espine, héritier des Campredon, aux religieuses de St Charles.
    Acquis par la ville en 1978, restauré avec l’aide du Conseil Général de Vaucluse pour y abriter depuis 1984 un centre d’expositions d’artistes internationaux aussi connus que Miro, Poliakoff, Manguin ou Dufy…
    Devenu le musée bibliothèque René Char en 2003 (« Maison René Char »), en hommage à ce poète avec la création d’une véritable maison d’auteur avec tout un étage qui lui est dédié (son bureau, sa bibliothèque, une expo permanente et une salle de projection).
    Les deux autres étages sont aménagés pour recevoir de grandes et belles expositions.
    Animation culturelle du lieu pour accueillir les scolaires, l’Islois et visiteurs.
    Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 15h à 18h30.

Marchés

En centre-ville on retrouve :

– le marché du jeudi matin de 6h à 14h

– le marché du dimanche matin de 6h à 14h qui passe pour être un des plus importants de France en nombre de visiteurs. Toutes les rues du centre-ville sont occupées par les commerçants et toute l’avenue des 4 Otages est réservée au marché des brocanteurs.

– le marché agricole de Petit Palais le samedi matin de 6h à 14h

– le marché flottant, sur la Sorgue, une fois /an, le 1er dimanche d’août

Defi city du mas séraphin

Revenez avec une photo de vous avec chacune des roues à aube de l’Isle-sur-la-sorgue et on vous offre votre petit déjeuner du lendemain.